28 mai 2012

Cumpilation #1



Pour bien terminer ce week end de trois jours, une méthode infaillible: écouter la première compil' du blog Sounds Of Saturn. Sur celle-ci, quelques vieilles connaissances (Davka, The Pilotwings), accompagnées d'artistes qui gagnent à être connus (Pyramid, Cheaper Shepherd). Ce qu'il y a de super cool en plus, c'est que cette Cumpilation #1 est téléchargeable gratuitement... Prends ça, Hadopi.

L'idée n'était pas forcément de dégager une cohérence à travers cette compil: Les CD "3000% Makina" sont là pour ça. Au contraire, Sounds Of Saturn nous emmène sur des chemins de traverse, au croisement de plusieurs styles, pour un résultat splendide. Les tracks s'accordent, s'enchevêtrent, se brassent, et nous voici plongés dans un univers protéiforme délicieux.

De la techno deep (Célome), des morceaux "groovy" (Cheaper Shepherd ou Davka), ou bien encore des curiosités musicales (Cablay Lastick): une bonne partie de la palette des musiques électroniques se trouve conviée sur cette Cumpilation #1. Entre distribution d'amour et rythmes emballants, vous serez transportés très, très loin, comme le montre l'artwork très réussi de Miriam Jacquiot. 


26 mai 2012

Davka remet le couvert



Des nouvelles de Davka. On avait laissé notre DJ fétiche débuter 2012 tambout battant: un rework impeccable d'Aaliyah (One in a Million), puis In paradisco, track envoûtante à souhait. Autant dire que le bonhomme avait placé la barre très haut. 




Cette fois, le jeune producteur nous offre Saturday Love, qui comme son nom l'indique, verse dans la tendresse et la douceur. Dans un entretien réalisé fin 2011, Davka nous avait confié alterner musique dancefloor et sons pour "chiller" dans ses productions. Saturday Love se classe nettement dans la seconde catégorie: basses entêtantes mais discrètes, rythme placide.





Finalement, un morceau qui porte la marque de Davka. Élégance et finesse s'unissent afin de nous plonger dans un univers musical harmonieux. 

23 mai 2012

Les Petits Pilous dans l'acid



Les Petits Pilous sont en forme. Après leur récente apparition sur Bad Life, les voici de retour chez Boys Noize, et sur Trax plus précisément. Anthony Ferrando et Jean-Patrick Simonetti retournent en effet le sous-label de BNR avec un nouvel EP, Drop It, programmé pour le 28 mai prochain.

D'ordinaire, reconnaissons-le, la douceur n'est pas spécialement la marque de fabrique des Petits Pilous. Alors, comme d'habitude, on s'attend à des montées à vous rendre épileptique, et à des basses ravageuses. Perdu. Le duo change quelque peu de style, versant dans l'acid. Drop It reste un morceau taillé pour vous faire suer sur le dancefloor (merci la version "club mix"). Cela dit, cette track est un peu moins énervée que les précédentes. Les Petits Pilous nous soumettent malgré tout un EP très alléchant et font une fois de plus étalage de leur talent.

En prime, un remix signé Audionite, jeune DJ allemand prometteur, que nous avions évoqué dans cet article. C'est à lui qu'on doit l'excellent Kling Klong ou le colossal 187. De toute façon, avec un nom tel que "Get Outta My Haus Remix", ce rework à l'ambiance dark ne pouvait qu'être délicieux. A vos casques.


Louis le remixeur



Les dernières semaines ont été chargées pour Brodinski. Le DJ français s'est tout d'abord attaqué au morceau The Wave, du groupe suédois Miike Snow. Présente sur leur dernier album, Happy To You, cette track se transforme en tuerie dancefloor. Joli tour de passe-passe réalisé par Brodinski.



Le Rémois a enchaîné avec un autre remix, cette fois pour Sébastien Tellier et son morceau Cochon Ville. Après une entame un peu molle, le remix s'emballe, et nous livre une techno parfois simpliste, mais très efficace.   Finalement, un résultat assez spécial entre basses surdimensionnées et chuchotements en langue française, qui nous gênerait presque.



Véritable stakhanoviste du remix, Brodinski continue en reprenant Only The Horses (Scissor Sisters). On a l'impression de jouer à PES en vitesse x2. Le DJ déstructure complètement l'original pour aboutir à un rework différent certes, mais carrément plaisant. 

17 mai 2012

Coup de tonnerre: Duke Dumont est de retour



Entre Adam Dyment aka Duke Dumont et le label Turbo Recordings, tout avait bien débuté: 2007, un EP plutôt sympa, Regality, un futur qui s'annonce radieux, au sein d'un label qui monte. Et puis, le trou noir. Cinq ans (!) d'attente, avant, enfin, un nouvel EP: For Club Play Vol. 1. Sous ce nom absolument dégueulasse, se cache pourtant l'une des tracks de l'année.

En fait, Duke Dumont était apparu sur la compil Turbo Century II (2007) avec When I Hear Mu'Sic, un titre honnête, sans plus. Le vrai come back date d'il y a quelques mois, une nouvelle fois grâce à une compil, mais d'Ed Banger cette fois (la bien décevante Let The Children Techno). Toujours pas d'EP en vue à ce moment là, certes, mais un morceau de bonne facture: Hipgnosis. L'espoir était à nouveau présent...

Alors, quand le label canadien balance la vidéo de Street Walker, on s'empresse de mater. Et là: révélation. Duke Dumont nous offre une tranche de techno absolument magistrale, qui nous fait dire que le bonhomme est de retour. Thunder Clap complète l'aventure, dans un style identique: du son lourd, qui tâche méchamment. Une version alternative de Street Walker achève l'EP. Du bon boulot!

Nouvel album pour Simian Mobile Disco


Tsugi a évoqué le nouvel album de Simian Mobile Disco, loin d'être une "merveille" selon le magazine. James Shaw et James Ford, qui forment l'un des duos les plus doués du milieu electro seraient-ils passés à côté avec ce nouvel opus, Unpatterns? On a du mal à y croire. 

Trois ans après Temporary Pleasure, Simian Mobile Disco remet le couvert avec des titres explosifs tels que Put Your Hands Together ou Interference. Succès garanti pour ces tracks nerveuses et accrocheuses dans le plus pur style british. Comme toujours, le duo parvient à métisser techno, synthés et mélodies pop pour notre plus grand bonheur. N'oublions pas que les deux James ont un temps fait partie du projet Simian, rendu célèbre grâce à son Never Be Alone (Justice saura qui remercier). Marier les styles? Easy vous répondront les loustics de Simian Mobile Disco

Unpatterns vous emmène dans un voyage auditif plus que réussi. Les plus vicelards noteront que le duo anglais ne renouvelle guère son répertoire, versant allègrement dans de l"indie dance". Qu'importe, Simian Mobile Disco sort un nouvel album, et il faut l'écouter, un point c'est tout. 



27 avr. 2012

Le roi est l'oizo



Quentin Dupieux, aka Mr Oizo, vient de sortir son nouvel EP: Stade 3. Chose remarquable, il est en téléchargement libre, sur le site www.oizo3000.com, un espace à l'image du bonhomme, c'est à dire déjanté, curieux, corrosif. Une sortie de Mr Oizo, l'homme de Flat Beat? Joie, et succès (le site du DJ a planté tellement la demande de téléchargement était forte). Seulement... Stade 3 fait écho au dernier album de Mr Oizo, Stade 2, qui, soyons francs, nous avait laissés sur notre faim. La crainte de voir le réalisateur de Steak se complaire dans l'expérimental moche pointait à nouveau le bout de son nez.

On débute donc ce nouvel EP, avec la track Stade 3, la peur au ventre. L'inquiétude s'envole néanmoins très vite avec Mr Oizo: un morceau à rapprocher d'anciennes prods, bien construit, efficace. Toodoo prend la suite, avec Carmen Castro à la voix (on jurerait entendre Uffie). Un instant de doute, et puis, la révélation: Carmen Castro était déjà présente en featuring sur Two Takes It (excellent morceau de Lambs Anger, autre opus de Dupieux). Sympa de constater que la collaboration entre la chanteuse et Mr Oizo se poursuit. 

D'autres grosses track figurent sur Stade 3, à commencer par l'inquiétante WC. Tension "oizotienne", rythme entêtant, une belle réussite. Mais c'est surtout Textes qui retient notre attention. Mr Oizo cloue le bec de ses détracteurs avec cette démonstration de force, où quand bricolage rime avec génie. Du lourd.

Bon, Mr Oizo ne changera pas, et rien d'étonnant à le voir bidouiller affreusement des interludes inutiles (Fingers) ou des morceaux carrément insupportables (Peehurts). C'est con parce qu'autrefois, question intermèdes, Mr Oizo assurait: on se souvient de son album Moustache par exemple.Malgré tout, on sort de Stade 3 rassuré, le magicien français est toujours présent, et il se porte plutôt bien, comme en témoigne la qualité de l'EP. A noter aussi le retour de la peluche la plus célèbre du monde, Flat Eric, dans un teaser rigolo comme tout.